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  • Photo du rédacteurKarin

Sentier de l'Olivier

Partis de la banlieue ouest de Lugano, à Cassarate, non loin du Pont du Diable, nous effectuons un premier tronçon de balade en bord de route car le sentier sur les hauteurs est fermé depuis un certain temps. Et à voir l'état de la falaise et des barrières, il n'est pas prêt d'ouvrir.

Contrairement à ses cousins, le Pont du Diable de Lugano n'a pas été construit avec l'aide de Satan en lui promettant de lui offrir l'âme de la première personne qui traverserait l'ouvrage. Il raconte l'histoire d'un homme possédé qui errait dans la région. Lorsqu'on ne l'a plus vu, les gens ont dit que c'était le diable lui-même qui l'avait enlevé en émergeant d'un rocher près du lac. Effectivement, sur cette falaise, on pouvait voir avec une touche d'imagination les traits du malin, des sabots, des cornes et des empreintes démoniaques. Il semble que depuis sa restauration en 2012, on ait voulu forcer l'imagination.

Nous dépassons ensuite la Villa Favorita et quelques verrues en béton, résidences de luxe réservées aux nantis qui se sont fait plaisir en défigurant le paysage et en s'appropriant les rives du lac. Quelques villas de maîtres ont réussi à survivre dans le carnage. Nous entrons dans la petite localité de Castagnola.


En descendant quelques marches, on entre dans le très beau parc de la Villa Heleneum, réplique du Petit Trianon de Versailles voulue par une danseuse parisienne dans les années 1930. Le parc conçu dans le pur style Art nouveau contient, en plus de sa grotte en pierres de tuf et ses colonnes, des essences tropicales qui résistent aux rigueurs hivernales grâce à un microclimat favorable: plants de citrons, oranges, pamplemousses, kumquats, palmiers dattiers...

Hélèn Biber, la danseuse, à la vie apparemment débridée, avait conçu cette résidence pour y créer un "centre de rencontres sociales et culturelles". À sa mort en 1967, la ville de Lugano a racheté la propriété et l'utilise pour diverses fonctions. Le parc n'est pas très grand mais permet une vue imprenable sur le San Salvatore et la cité, maintenant suffisamment éloignés pour que les aberrations architecturales en soient seulement esquissées. Oui, j'ai un peu la rage et persiste à dire que Lugano a été défigurée. Mais changeons de sujet...


Peu après, on arrive officiellement sur le Sentiero di Gandria qui borde celui de l'Olivier. Le parcours est très prisé, ce qui se comprend car il est magnifique, mais il pourrait aisément être rebaptisé "Promenade des Anglais, bis" ou "Grüezi Weg". Pas beaucoup d'autochtones en tous les cas. Donc, suivant votre degré de tolérance, choisissez bien les périodes pour effectuer cette balade. Mon échelle de la douleur touristique à moi étant relativement basse, cette journée de mi-mars me conviendra même si le Sentier de l'Olivier en lui-même est fermé en cette période pour entretien. Nous nous contenterons de passer sous les oliveraies plutôt qu'à travers. Le Sentiero dell'Olivo, didactique, a été conçu autour de plantations ancestrales dont la culture a été réintroduite récemment.


La balade est variée, entre escaliers dans la falaise digne des Cinque Terre, points de vue sur le lac, batailles de cormorans, figuiers de Barbarie et résidences privées décorées.

L'arrivée sur les toits de Gandria, puis son église, est superbe. Par contre, ce n'est que depuis un bateau que l'on peut avoir un réel recul et apprécier le village et son petit port dans son entier.


Il est possible d'effectuer l'un des trajets en bateau. Quant à nous, nous revenons sur nos pas, profitant ainsi d'autres coups d'oeil.



Données "techniques":

  • Type: linéaire

  • Kilomètres: 6,5

  • Dénivelé: environ 180 m

  • Temps: 1h45


Sources:


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