• Karin

Semaine de fous

Il semble que la pratique du journal de bord obtienne ces jours un regain de popularité. Je ne sais pas comment font les pro. J’en aurai tant à dire que je ne sais plus par quel bout démêler l’écheveau. De tout temps, l’écriture et la peinture ont été mes thérapies. Mais ici je me perds, cela va trop vite pour moi. Mon pourcentage d’origines bernoises? Même si je peux encore profiter de mes extérieurs, je me trouve plus souvent qu’à mon tour en train de tourner en rond dans ma cuisine. Je m’inquiète, je m’offusque, je rigole, je m’indigne, j’ironise, je m’attriste, je souris, je fatigue. Je risque un burn-out du confinement. Une fois de plus, je suis rattrapée par mon perfectionnisme. Car avant que l’un de mes textes n’obtienne grâce à mes yeux, il faut que je le cisèle, modèle et sculpte pendant des heures. Que je traque la faute d’orthographe et de syntaxe. Que je l’allège de ses répétitions, radotages et éléments inutiles. Vous n’imaginez pas, maintenant, à quel niveau en est ma frustration. Pire que de ne plus pouvoir aller acheter mes tartufi à Ponte Tresa-Italia.

D’ailleurs, le mot confinement utilisé plus haut ne sert qu’à la lisibilité du texte. Contrairement à ce que vous pourriez croire, le Tessin a, depuis le début, été soumis au même régime que la Romandie. Ici, la frontière la plus proche avec l’Italie est à 2 (deux) kilomètres. Ce qui vous laisse imaginer l’état dans lequel nous pouvons être, en plus bien sûr de nous préoccuper des personnes qui nous sont chères et qui vivent aux alentours du bleu Léman, de la grande cariçaie et de la Broye.

Loin de moi, pourtant, encore, la panique. J’ai même été capable de vous l’écrire sans fumer un paquet de clopes. Dimanche dernier, pourtant, je l’avoue, me sentant un peu chiffonnée, j’ai pris ma température. Mais pour vous dire à quel point on ne psychote pas encore, j’ai mis une demi-journée à remettre la main sur le thermomètre et à me rappeler comment fonctionnait ce truc. Rien de grave, docteur, certainement une carence en chocolat. Ou une surdose de caféine.

Journal de bord, donc. Si je m’y perds déjà avant même de commencer, la semaine risque d'être longue.

Lundi 16 mars

Ce matin, le soleil se lève sur un silence seulement troublé par des froissements d’ailes. Pas une voiture, pas un avion, pas le moindre bruit s’élevant de la vallée. Après ce week-end grisâtre et déprimant, passé à regarder les nouvelles sur la Suisse romande, la Suisse italienne, puis la France, tous ces endroits où nous connaissons du monde, revoir un bout de ciel bleu est régénérant.

Au hameau, l’atmosphère est presque festive. Chacun, tout en gardant ses distances, vient s’enquérir des occupations extérieures de ses voisins. Bois à couper, mauvaises herbes à enlever, nouveau potager à bêcher, table de jardin à poncer. Beaucoup s’activent physiquement et profitent du soleil, peut-être pour se changer les idées dans l’attente des décisions du Conseil fédéral, qui doit intervenir cet après-midi. Car ici, on sait qu’en Italie toute proche, les morts se comptent par centaines, chaque jour. Contrairement à ce que certains croient peut-être, ce n’est pas faute d’avoir des hôpitaux dignes de ce nom. L’Italie, et spécialement l’Italie du nord, ne fait pas partie du Tiers-Monde non plus.

Alors, ici, beaucoup sont dans l’attente de l’intervention des sept sages. Vont-ils enfin entendre ce que leur crie le Tessin, depuis trop longtemps déjà?

A 17 heures, le Conseil fédéral, après avoir ergoté des jours, laissé les Cantons faire leur cuisine interne et prendre des mesures avant lui, décrète l’état d’urgence.

Une fois de plus, nous étions devant la télévision à ce moment-là. De quoi constater la suprématie de la langue allemande, même sur la RTS. Normal, vous me direz. Trois personnes sur quatre qui parlent principalement la langue de Goethe, cela correspond finalement grosso modo à la répartition linguistique du pays et on peut encore s’estimer heureux qu’ils utilisent le bon allemand et pas un truc qui gratte. Quant aux Tessinois, ils en avaient pour leurs impôts, vu que l’on a parlé en italien simplement en émettant quelques phrases très solennelles, et pour montrer qu’en plus, on savait lire du romanche. Qu’à cela ne tienne, mes compatriotes ont l’habitude. Savez-vous d’ailleurs que sur un certain nombre de produits suisses, les textes ne sont imprimés qu’en allemand et en français? Après avoir zappé sur la télévision suisse italienne, j’ai constaté que la RSI avait anticipé et mis les moyens pour engager une interprète professionnelle qui traduisait toutes les paroles. Le nôtre, côté welche, semblait avoir passé le 38°C fatidique. Cependant, même si on pensait l’avoir perdu en route, il ne transmettait que la substance d’un certain art oratoire qui consiste à tourner autour du pot.

Plus tard, Macron, vingt-quatre heures après avoir lâché dans la nature ses potentiels électeurs, est presque plus franc en nous parlant de guerre et promet des milliards d’euros à la nation. D’ailleurs, il l’a dit lui-même jeudi dernier : « La banque centrale a déjà aujourd’hui fait part joe sces quiéyeière ér ér ér. » Est-ce qu’il a aussi débloqué des fonds pour, en trois jours, nous dégotter un as de la vélotypie (cherchez, ça vous occupera ) et éviter que l’on se foute de sa gueule en lisant la transcription de son discours?




Les réseaux sociaux et moi

Cette vidéo-là, j’ai bien aimé. Je ne sais pas si c’est celle par qui tout commence, mais c’était dans les premières. Quoi que l’utilisation de l’image de ce petit bonhomme peut se discuter. Attention, pour les allergiques, le lien s'ouvre sur Facebook. Je n'ai pas réussi à retrouver ces images ailleurs.

https://www.facebook.com/psychoeducation.be/videos/2574559302812734/UzpfSTEwMDAxNzc4NjEwNzgyOTo1Nzk2MDA4NDU5NzYxMTQ/?epa=SEARCH_BOX&locale=fr_FR

Ensuite, parmi tous ceux qui se sont retrouvés à la maison comme des ronds de flan avec leurs gamins, il y en a qui se sont amusés à copier. Alors, j’ai moins ri.

Pour en revenir à l’essentiel de cette journée, nous sommes désormais dans un pays où toutes les écoles et magasins non alimentaires sont fermés, où toutes manifestations publiques sont interdites, où les contrôles de sécurité aux frontières sont renforcés et où il faut respecter la distance de sécurité.

Si c’est comme sur l’autoroute Lausanne-Genève, on est pas dans la merde.

Mardi 17 mars

Radio romande. Info trafic ce matin à 7h30

« La circulation routière est fluide sur l’ensemble du réseau romand. »

Alors, c’était donc vrai ! On est entré vraiment, enfin, dans l’histoire de ce XXIème siècle.

Un café plus tard :

« Renault annonce qu’elle cesse momentanément sa production. »

C’est pas plus mal 🤣🤪😉

Je vous vois venir, ma voiture de paysan démarre encore, il y a un seul voyant qui s’allume. Je descends à Lugano chercher ma fille à la gare. Dans la vie d’avant, cette simple phrase avait tout de l'annonce d’une mission commando. Lugano est à 19 kilomètres. Une seule route pour s’y rendre, qui borde la frontière. Sur les 70’000 frontaliers italiens, un certain nombre emprunte cette voie. Et puis quelques dizaines de milliers de touristes. Et des Tessinois, aussi, quand même. D’ailleurs, il y a un witz (je ne les oublie pas, moi) qui circule parmi certains de mes compatriotes :

Dès 7h, dans la colonne, ce sont tous les Italiens qui vont bosser. Et dès 10h, les bouchons, ce sont tous les Tessinois qui vont timbrer.

Mais c’est pas moi qui irais le colporter plus loin 😅, et d’ailleurs je suis un peu italo-suisse.


Il est temps, peut-être, d'une petite précision quant à mes origines.



Graphique de moi, en remontant à mes grands-parents.

Mon prénom n’a rien à voir avec le quart bernois qui n’a jamais eu une grande importance chez nous, nous avons même tendance à l’oublier. Mes parents, qui se sont connus en travaillant en Allemagne, trouvaient qu’il faisait très exotique, style suédois. Voilà 🧐

Autre mise au point : si mes compatriotes appellent les Alémaniques zucchini (courgettes) (et moi aussi, mais rarement…) c’est aussi parce que les Tessinois l’ont bien cherché. Le Tessin a longtemps été le canton le plus pauvre de Suisse, ce n’est pas pour rien que mon grand-père a franchi le Gothard avec un boeuf et ses trois affaires pour aller s’établir à Renens. Comme les paysages, les lacs et le climat étaient les seules richesses de la région, les Tessinois se sont dit qu’ils allaient faire venir des gens pour les admirer et ils ont commencé à vendre des terrains pour une bouchée de pain. Cela permit à certains d'agrémenter la polenta avec autre chose que leurs chats. Beaucoup de mes compatriotes vivent du tourisme, et je m’apprêtais à m’engouffrer également dans cette brèche-là avant qu’un typhon ne nous arrive dessus. Après, c’est toujours la même chose, tu donnes la main, on te bouffe l’épaule. Dans les kiosques, le Corriere del Ticino se fraie difficilement une place à côté du Tessiner Zeitung et du Blick. Et ce n’est pas ce dernier qui est le plus insultant. À la devanture de certains restaurants, le menu du jour s’écrit "Tagessuppe und Rösti". Il semblerait donc que ce soit devant quelques comportements envahissants que les Alémaniques aient gagné leur surnom.

Mais revenons à nos gnous.

Avoir un rendez-vous à Lugano et savoir à quelle heure partir d’ici, c’est un peu comme tout miser sur le 8 noir au casino de Campioni, qui d’ailleurs était déjà fermé bien avant ce machin.

Aujourd’hui, j’ai croisé un seul véhicule en descendant sur la plaine. C’était un fourgon de la PC. Puis quelques perdus, sur la route principale, dont certains portent des masques dans leur voiture. J’avais à peine réussi à me dépêtrer avec ma liste de lecture et mon appareil de pointe qui la diffuse (⌗jerouleenDacia) que je me retrouvais sur le parking presque désert de la gare. En avance, et comme il n’y avait pas âme qui vive, j’en ai profité pour me contorsionner dans le passage sous-voie, essayant d’immortaliser ma bobine dans une installation technico-artistique, sorte de cerveau artificiel. Au cas où je changerais de photo de profil. Je crois que c’est un peu raté, j’ai l’air vraiment malade.

Il fait un temps magnifique. Le lac est lisse. Rien ne bouge.


Les réseaux sociaux et moi : humour français



Mercredi 18 mars

Je pourrais


  • jouer aux boules

  • peindre le bidet

  • retaper la fresque

  • faire du sirop de violettes

Et non, à la place, je passe beaucoup trop de temps sur les actualités et les réseaux sociaux. Comme je regrette, maintenant, de n’avoir jamais rien voulu comprendre à Twitter. Facebook est la seule fenêtre que j’aie pour tâter la température. Sur Instagram, j’ai toujours gardé une ligne centrée sur mes dessins.

Depuis quelques temps, le doute me ronge. Est-ce que l’explosion d’âneries sur les réseaux sociaux est exponentielle à la diffusion du virus ? Et maintenant que l’on se dirige vers le confinement et qu’il va falloir trouver des activités, quelle ampleur va prendre cette sournoise pandémie ? Aïe, c’est l’heure de l’apéro, non?

Pourtant, je ne peux m’empêcher d’y revenir. A Facebook. D’aller juste y jeter un petit coup d’oeil. Heureusement, je connais personnellement la plupart de mes « amis » et cela limite tout de même l’éventail de bêtises. Avec ceux dont soudain je ne suis pas sûre, je vais bidouiller dans les réglages pour ne plus voir leurs publications. D’ailleurs, maintenant, la case à cocher se nomme « prendre ses distances ». Vu que je ne suis pas une aficionado, éclairez-moi, cette mise à jour, elle date d’avant ou de pendant ?

Soudain, on a l’impression que chacun veut participer à la vague. À cette télé-réalité géante où finalement beaucoup espèrent avoir leur petit quart d’heure de gloire, en priant peut-être que cela ne soit pas le dernier. Et moi, dans ce marasme, comment je m’y intègre? Où suis-je, où vais-je? Combien de gens ont déjà pris leurs distances devant mon franc-parler et le feront encore? Puis-je seulement justifier mes interventions par le fait de garder ou renouer contact avec ceux auxquels je tiens, en faire rire certains, en interpeler d’autres?

Allez hop, je vais leur dire que j’en peux plus de certaines blagues. Notamment celles sur le PQ, elles me font vraiment chier. Et je ne suis pas plus vulgaire que ce que j’ai pu voir passer. Un de mes « amis », par exemple, ne publiait plus que ça, et dix fois par jour. A croire que pour lui, cette catastrophe intersidérale se résumait à du papier hygiénique. Avec ce monsieur, j’ai pris des distances définitives.

Ma séance de psy étant terminée, je m’octroie une petite balade afin de respirer un bon coup.

La distance de sécurité est enfin précisée : c’est un mètre.




Jeudi 19 mars

Nouvelle promenade en forêt en compagnie de ma tante et voisine. Nous avons tellement gardé nos distances qu’elle a failli me perdre. C’était magnifique, silencieux, sublime, reposant. Il n’y avait presque personne.

Mais sur le sentier, nous avons dû croiser une dame du coin que ma tante connaissait. Elle tenait en laisse non pas un chien, mais un poney. Nous voyant nous écarter pour lui parler, elle a évidemment entamé la discussion sur LE sujet. En italien, mais je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit, je suis bilingue 😂

- Alors, c’est vraiment grave, vous pensez, ce qui arrive?

Et pendant que le poney s’agitait au bout de sa longe, elle nous a dit en substance que de toute façon, ils allaient rouvrir les commerces et le reste la semaine prochaine parce qu’on pouvait pas tenir sans tout ça. Il fallait vivre avec ce machin et puis voilà. Sinon, son mari, qui a maintenant un cancer des poumons après en avoir alignés plusieurs autres, ces jours, il va assez bien.

Quand j’ai été sûre qu’elle était suffisamment loin et partait enlacer un arbre, j’ai constaté :

- Et bien elle, elle est vraiment dans le monde des petits poneys!

Mon gag est tombé complètement à plat. Ma tante habite depuis plus de quarante ans au Tessin. Parfois, on n’a pas les mêmes références culturelles.

De retour au hameau, j’ouvre ma boîte aux lettres. Et dans les autres witz qui peuvent tomber à plat, celui-là, j’ai beaucoup hésité à le faire.



Ça y est, j'ai trouvé du PQ!

Je précise tout de même que la veille, nous avions reçu la même communication en italien.


C'est aujourd’hui, je crois, que les distances de sécurité ont été augmentées à deux mètres.




Vendredi 20 mars

L’intervention de nos conseillers fédéraux de ce jour est très attendue sous nos latitudes. Cette fois, c’est Alain Berset qui s’exprime. Clairement, et principalement en français, s’il vous plait. Par contre, je n’ai pas vraiment aimé son allusion à peine déguisée à l’intention de Macron. Cette façon de vouloir dire : Y en a point comme nous. S’il faut « arrêter de critiquer parce qu’on est pas à leur place », et moi la première, cette perfidie-là, monsieur, elle ne nous montre pas le bon exemple. Grâce à lui, cependant, nous apprenons un nouveau mot : responsabilité.

Définition du Larousse : «Obligation ou nécessité morale de répondre, de se porter garant de ses actions ou de celles des autres. »

Tout un programme. Si l’on est sûr que cette notion absconse soit intégrée, si ce n’est par le commun des mortels, du moins par le peuple suisse, alors essayons quelques jours, et puis après, on verra.

Et je crois que la distance de sécurité, maintenant, c’est trois mètres. Enfin, je ne sais plus.

Dans notre petite communauté, on préfère rire, encore un peu, et on est toujours aussi siphonnés. Aujourd’hui, nous nous sommes réinventés des prénoms. Avant cela, les chats en changeaient déjà régulièrement, au gré de leur comportement. Crapule, qui traîne sa vieille carcasse et son caractère de cochon (pire que moi) s’est déjà vu appeler Le Loukoum, Le Boulet et Tire-toi-de-là-t’es-pas-sympathique, quand elle se met dans nos pattes et nous souffle encore dessus. Chaï, la plus petite, s’est appelée Polpète (polpetta = boulette) cet hiver. Elle a maigri depuis qu’elle peut passer toute la journée dehors, à jouer au kamikaze sur les toits du hameau.

Tout a commencé cet après-midi. Depuis que je suis bilingue, j’ai des problèmes de dyslexie et je n’arrive plus à dire le prénom du Grand sans lui rajouter des «r ». Avec ma fille, nous avons donc décidé de l’appeler Gilles, parce qu’il a une tête à s’appeler Gilles et parce que nous venions de regarder une vidéo avec Pef (Pierre-François Martin Laval). Gilles n’aime pas trop, il préfèrerait s’appeler Didier (waouf). Quant à moi, je n’apprécie pas beaucoup d’être nommée Josiane, maintenant, mais c’est Cunégonde qui s’est vengée.





A la tombée de la nuit, j’ouvre la porte du haut pour tenter de récupérer Polpète. Dans le potager, à quelques mètres, un de nos jeunes voisins bricole. On l’a baptisé Brutus parce que son vrai prénom, on ne le trouve vraiment pas beau.

- Chaï !

Et Brutus me répond : Ciao !?

Je me suis sentie un peu bête et je suis vite rentrée. Il n’a rien dû comprendre. Pourquoi cette folle échevelée mettait juste la tête dehors pour lui dire Ciao ? C’est pas comme si on avait joué aux échecs ensemble, on se connait à peine.

Notez, ça fait huit mois qu’on crie « Chaï » chaque soir aux trois entrées de la maison. Il croyait jusqu’alors qu’on saluait tout le hameau avant d’aller se coucher?

On s’est pris un fou rire, avec Cunégonde, on en avait mal aux côtes.

J’aurais mieux fait de l’appeler par son nouveau nom : Yamamoto.

Pour ce week-end, je dépose protêt du journal de bord. Je n’arrive plus à suivre et je vais tenter de faire une pause. Avant que mon fil d’actualités ne me rattrape.

Et il faut absolument que je dorme, je viens d’apprendre que sans le vouloir, j’ai été nommée de façon non officielle référente du hameau. Une sorte de maitresse de liaison entre nous et la Commune. Josiane, chef du bled. Ceux qui me connaissent se marrent déjà. De plus, j’irai volontiers faire les courses pour mes quelques voisins établis ici et suisses allemands. Parce que je les aime bien.


Je vous parle de mon nid aujourd'hui vendredi 27 mars. J'ai enfin pu finaliser ce petit papier qui, du moment où il va enfin sortir, sera déjà has-been. Je n'ai, il faut le dire, pas été vraiment aidée dans ma mission par mon éditeur de site qui surcharge. J'imagine que tout le monde est en train de créer sa boutique en ligne ou son blog. C'est la panique à bord. De plus, le réseau par là, il n'est pas à la pointe. Nous attendions la fibre optique pour le début de l'été 😅Tout ça pour signaler qu'après un petit colloque avec moi-même et Josiane, nous avons décidé que le journal de bord, dans ces conditions-là, c'était pas franchement un truc gérable.

Après une petite séance de tai chi, on va essayer de synthétiser.

Amitiés, faites gaffe à vous et tutti quanti.

Josiane


Si vous aimez les chats, surtout un peu débiles, vous pouvez faire la connaissance de Chaï dans le billet Quotidien et dans Chaton cro mignon. Quant à Crapule, elle est la star du Boulet (la pauvre...)