• Franssois

Les masques

Alors voilà l’histoire des masques, un nouvel élément dans le ciel du confinement qui me fait dire: ça me gonfle!

Non mais c’est vrai ça, il y a plus d’un mois, les seuls qui avaient des masques étaient soit:

- des personnes du corps médical,

- des hurluberlus genre la fille de Blocher qui s’est fait vertement remettre à l’ordre par Isabelle Moret,

- des Japonais en train de prendre des photos de la fontaine olympique à Ouchy.

Mais jamais au grand jamais on a parlé de ces masques afin de se protéger. Les gestes barrière étant:

- éternuer ou tousser dans son coude.

- se laver les mains.

- garder la distance sociale … ou encore mettre son mouchoir dans une poubelle ce que personne ne faisait avant bien sûr!

- les gardes.

- et le Casino de Montreux (non, je refuse d’expliquer mes deux derniers gags !!)

Et pourquoi, me direz-vous (même si vous ne me le direz pas), on ne nous parlait pas des masques auparavant, hein, hein?

Eh bien uniquement parce qu’il n’y en avait pas beaucoup, voire même pas assez pour le personnel médical alors vous pensez pour la populace: rien à fffffoutre.

A l’heure où je vous écris, par contre, tout a changé: chez nous et chez quelques pays voisins (dont l’Autriche qui risque un timide déconfinement) on commence à dire qu’on peut à nouveau sortir un peu plus loin que la supérette d’à côté mais avec un masque!




Et pourquoi ça m’sieurs dames? (Ça me gonfle rien que d’en parler.) Parce que depuis quelques temps comme de par hasard on en a de nouveau. Ouh là là qu’on pourrait les vendre, je dis ça je dis rien mais il n’y aurait pas un petit peu de profit là-dessous ou c’est moi qui vois le mal partout? Et ils viennent d’où ces masques, je vous le demande (pas besoin de répondre tous en même temps)?

J’attends….

J’suis pas pressé…

Ah je vois, vous faites de la résistance passive, eh bien ils proviennent de Chine ces masques, c’est formidable non? Mais on est à la limite de la théorie du complot avec cette histoire.

Et debleu c’t’équipe ça arrive avec un gros navion voire un énorme. Ce n’est pas le tout, il faut voir également ce débarquement, le chargement sur les camions. Et tout ça dans le plus grand secret et avec une escorte de gendarmes impressionnante, car les masques c’est une manne financière convoitée par beaucoup de personnes pas toujours très honnêtes, vous voyez ce que je veux dire!

C’est bien simple, en même temps vous pouvez effectuer un transfert de fond d’une banque à une autre d’une valeur de deux milliards, vous pouvez prendre une «deuche», ouvrir le toit, emprunter les petites routes et poser sur les sièges arrières la valise pleine à ras bord de billets (ou peut-être deux valises je me rends pas bien compte de la masse que ça représente et….FRANSSOIS…oui je reprends je sais je m’égare) de banque.

Ça me gonfle mais en disant ça je suis sûr d’une chose, c’est leur place quand ils seront en vente libre dans les grands magasins. Un jour, à la Coop près de chez moi, je m’en allais de bon matin tout guilleret dans le but ultime d’acheter les nouveaux sacs poubelles taxés, ceux qui sont devenus plus chers vous voyez comment! Eh bien je ne les ai pas trouvés à leur place habituelle. Il a fallu que je demande à la caissière qui m’a dit: « Ils se faisaient voler trop souvent, alors ils sont ici, sous clé avec le caviar et les lames de rasoir." Donc maintenant ils devront faire une petite place pour les masques à ce même endroit.

Ça c’est une chose, l’autre qui me gonfle également, c’est l’usage qu’on en fait: vous avez peut-être vu ces photos dégoûtantes de masques jetés à même le sol à côté du parc à caddies à la sortie des grands magasins, eh ben oui c’est ça!

Je suis maintenant obligé de faire une petite parenthèse (j’adore ça) (les parenthèses donc) (mais il faut pas qu’elle soit trop longue) (ni qu’il y en ait trop) (sinon les gens se lassent) (et ne lisent plus)( (et c’est dommage) (bon on y va Franssois?) (mais oui je n’attendais que toi) :

A propos desdits caddies, quelqu’un se souvient-il qu’à l’époque on les retrouvait partout à tous les étages du parking? A la Migros de Crissier, c’était un nain (pardon une personne de petite taille) qui s’occupait de les ranger et les ramener à bon port! Donc on a fait quoi pour qu’on les replace à l’endroit idoine (j’aime bien ce mot)?

J’attends même plus, j’ai compris votre stratégie mais ce n’est pas comme ça que vous allez avancer si je donne chaque fois toutes les réponses, bref…

On a trouvé la parade en exigeant une consigne de 2 balles. Gagné et paf (mais le nain en même temps a perdu son emploi et il a dû reprendre le taf à Fort Boyard).

Pour la même raison, il n’y a plus aucun gobelet qui traîne dans les grandes bastringues, et si vous venez au festival de jazz de Cully, même les couverts ou les assiettes en carton sont consignés, c’est dire. Et maintenant, c’est tout propre par terre. Eh oui.

Donc on aura une consigne avec les masques quand on les rapportera au magasin comme les bouteilles vides et c’est marre!

Ce qui me gonfle également c’est que si j’ai bien compris, le masque ne nous protège pas, il protège les autres c’est vrai (attendez je vérifie juste si c’est bien exact ce que je viens d’écrire… j’ai vu ça où déjà ?... non pas là… sur Google, Wikipédia, 24H, le Régional, Whatsapp, l’app de 20 minutes… mais j’ai mis ça où c’est un comble quand même?) ah oui j’ai retrouvé c’est exact, je confirme ce que je viens de dire (c‘était sous mes yeux et je le voyais même pas, j’ai retrouvé sur Twitter, Wie dumm bin ich!) Alors moi je ne tousse pas, je n’éternue pas alors ce sera sans moi je ne ferai pas Zorro dans les magases, ça me gonfle.

Mais on t’aura petit virus. On est en pleine recherche dans beaucoup de laboratoires, y a des expériences, pas mal de calculs aussi. Mais arrête de bouger s’il te plaît ! Plus on avance plus tu recules, comment veux-tu qu’on te calcule?

Le mot de la fin sera pour un illustre inconnu et c’est très bien, il n’y a donc pas besoin de le citer:

Mettre un masque deux mois après le début de la pandémie, c’est comme mettre un préservatif le jour de l’accouchement!


Bèkèbatschi m’sieurs dames.