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La vigne

Trop fort le nouvel invité, ça fait pas trois jours que je suis dans le blog de la cheffe que j'ai déjà réussi à lui imposer une nouvelle catégorie qui s'appelle "ça me gonfle" et elle a rien vu venir, que pouic! Quoi? Comment vous dites? Que c'est comme sa rubrique "je râle"? Comme vous y allez, non non, ça n'a rien à voir, je trouve pas très sympa de votre part. Pour tout dire, ça me gonfle !


Ça me gonfle, on a déjà eu les snowboarders qui s’en donnaient à cœur joie hors- piste et qui dérangeaient faune et flore alors qu’elles ont un besoin urgent de repos pendant l’hiver. Et je ne parle même pas des vététistes en été que ça devient limite dangereux de faire une promenade tranquillement. Ce n’est pas de la méchanceté gratuite, c’est surtout de la méconnaissance de la montagne et de la nature en général.

Alors voilà maintenant avec le machin qui est arrivé made in China, on a dit: «pas de confinement général mais on compte sur chacun et chacune pour rester en principe chez vous» dixit notre conseiller fédéral A.B. (prénom et nom connu de la rédaction et de Karin surtout). On vous fait donc confiance hein dis oui?

Et qu’est-ce qu’on voit? Le printemps, les petites fleurs et le soleil qui reviennent et paf et bim, à Lausanne, y a tout le monde au bord du lac, à la Place de Milan, Ouchy ou Vidy, j’en passe et des meilleures.

Alors on leur dit: «OK sortez un petit peu, mais pas tous au même endroit, y a des coins aussi jolis, plus grands où vous ne rencontrerez personne.»

Les gens ont vite bien compris: ils vont dans les champs, et que je marche sur des plantons ou sur ce qui vient d’être ensemencé de diverses céréales! Même remarque que précédemment, on peut dire que c'est de la bêtise aussi.

Et plus grave encore, maintenant les gens vont dans les vignes (des photos circulent sur FB, sachant que FB c'est Facebook, c'est pas toujours moi ) à un moment où la plante est délicate. Moi qui me soigne par les plantes (le tabac et la vigne), ça me parle plus que les céréales.

Non mais quel scandale, ça me gonfle, c’est notre gamay et notre chasselas qu’on assassine, car c’est l’époque de la taille. Les vignerons disent à ce propos: «Taille tôt taille tard, rien ne vaut la taille de mars. »

Un copain que je connais bien (appelons-le Francis… d’ailleurs il s’appelle Francis) disait: «Taille tôt taille tard rien ne vaut la taille du Portugais! », mais je m’éloigne.

Alors donc faites gaffe, ça m’énerve qu’on zigouille mes futurs cartons de Blonnaisses, de Courseboux ou d'Entre-deux digues, je vous vois depuis mon balcon et je tire à vue … bon, je m’emballe à nouveau, non m’sieurs dames, soyez sympas et faites gaffe, il a dit : on compte sur vous ! Et il y a assez de chemins et de petits murs autour des vignes pour ne pas aller dedans, vous voyez comment?

Et comme disait l’autre: «Si vous aimez tant que ça d'aller au milieu des ceps, venez nous aider à débourgeonner ou effeuiller.» Et il a rajouté: «On a plus besoin de petites mains que de grands cons! »

Bèkèbatschi, les zamis.


Il est relativement intéressant de constater que c'est par le plus pur des hasards que je commence mon premier post par un coup de gueule sur la vigne. Ce qui est marrant (attendez vous allez rire après, c'est pas maintenant), c'est qu'avec Karin on s'est connu au Choeur Auguste. Le thème de notre premier concert était Jean Villard Gilles, ardent défenseur du patrimoine vaudois et de ses vignes en particulier. J'en ai pour preuve ses magnifiques textes: "La vigne de chez nous", "Les trois cloches" et bien d'autres encore, que nous avons pu interpréter lors d' Une nuit avec Gilles, et même à Saint-Saphorin. Voilà! Hein marrant hein hein? Non finalement c'est vrai que c'est pas très drôle, tant pis.