• Karin

J'ai UNE invitée !

James ne s’est toujours pas manifesté et c’est pas plus mal, car c’est une Jane Doe que j’ai trouvée en la personne de Nadia. Une fille! Cela va nous aider à remettre un peu de parité dans ce blog face aux deux ténors qui étaient déjà en train de râler dans mon dos comme quoi ils étaient opprimés, incompris, muselés et pas des animals. La réaction typique de mecs qui doivent soudain se placer sous les ordres d’une femme.

Nadia et moi nous sommes rencontrées en novembre 2017 à La Sarraz où nous exposions nos toiles pendant quatre jours au salon des créateurs UNIcréa. C’était notre première expérience du genre pour les deux et nous n’avons pas été déçues. Le Château de la Sarraz durant les journées les plus froides et pluvieuses de novembre, c’est un peu comme notre chalet. Question chauffage, on y a eu droit pendant 24 heures mais ensuite la châtelaine est venue nous dire qu’on lui coûtait trop cher et elle a débranché la prise. Déjà qu’elle nous avait accusés d’avoir cassé des lampes à peine étions-nous arrivés dans la salle avec notre matos et alors que nous n’avions pas encore trouvé l’échelle. Mais bon, dans l’ensemble c’était quand même sympa, on a bien rigolé et surtout on a découvert que nous formions une grande famille (mais pas trop avec la châtelaine). On devait faire des photos de groupe en levant les mains et en criant bamboulé, ou ouistiti, ou enfin je sais plus. Et on se prenait dans les bras en se faisant des gros câââ-lin-in-ins.

D’ailleurs, je ne sais pas comment ils vont faire dès maintenant aux prochains salons parce que c’est pas très hygiénique tout ce cirque, tout comme nous apporter un p’tit Nes dans un thermos aux dix heures. Remarquez, des créateurs prêts à payer un bras pour essayer de vendre leurs produits, je ne suis pas certaine que l’on en revoie beaucoup. Si on leur fait croire qu’ils vendent du rêve, ce ne sont pas des produits de première nécessité non plus.


Nadia et moi nous sommes très rapidement trouvées à nous bidonner et à râler sur les mêmes sujets. Notre équipe de peintres incompris était de plus assez rigolote et nous sommes allés manger deux soirs de suite en petit comité dans une pizzeria mythique de La Sarraz. A peine avait-on ouvert la carte qu’on se poilait déjà. La liste des menus, c’était un truc hallucinant qui te faisait dire: oh, ben finalement, j’ai pas faim. En plus de la traditionnelle pizza aux frites, nous avions celle à la fondue, celle au chocolat et plein d’autres avec des mélanges d’ingrédients improbables qui donnaient un peu la gerbe rien qu'en imagination. On avait déjà bien ri dès le départ car Gilles avait oublié son téléphone au stand. Il était alors retourné en arrière en nous laissant sceptiques avec notre commande, il avait dû franchir les grilles du château fermées et était revenu bredouille. Parce que son Nazional-Telefon, il était sous son set de table. J’aurais dû l’appeler avant. La patronne nous avait entendu nous écraser de rire devant ses pizzas, et surtout celle au chocolat qui avait beaucoup intrigué notre dessinatrice fribourgeoise, plus que celle aux meringues et à la crème double. Pour nous faire plaisir, et surtout pour mettre son énorme poitrine une fois de plus sous le nez du Grand, seul homme de la tablée, elle nous avait apporté la fameuse galette offerte par la maison à l’APÉRO!


Che ridere ! comme on dit ici.

Avec Nadia, nous nous étions dit que l’expérience de La Sarraz était peut-être mitigée en fonction de l’endroit et la saison. Alors, nous avons tenté le pari fou de nous réinscrire pour la session suivante dans un autre château, au bord du bleu Léman. Là aussi, nous nous sommes bien marrés mais un peu jaune, aussi. L’épisode est à lire dans le billet Morges-sur-rires.

J’aime beaucoup ce que fait Nadia, ses photographies et ses dessins. Ce n’est pas du tout mon genre de dire cela sans le penser. Si j’ai vraiment de la peine avec ce que fait un collègue, j’essaie de noyer le poisson en parlant technique. Donc, j’aime le graphisme de Nadia, ses personnages sans visage, ses chiens, ses chats, ses mises en scène, sa poésie, ses couleurs.

Je sais qu’elle écrit, aussi, qu’elle n’a pas sa langue dans sa poche et que c’est une excellente comédienne qui m’a fait avoir bien souvent mal aux côtes.

Je suis donc très contente que ma copine Nadia ait accepté de télé-travailler avec moi depuis Martigny.


Depuis Martigny ?!

😱 Une Valaisanne avec une Tessinoise, un Valaiso-Vaudois et un Arménien-Français, ça va déménager.














Quelle belle surprise! Karin, mon héroïne, qui a osé embarquer son Matou Gilles et les 2 autres félins dans la voiture de paysan pour aller s’installer sur ses terres ancestrales et vivre son rêve. Elle a lâché la sécurité pour s’accrocher à ses convictions et surtout à sa liberté d’être une Artiste de talent. Evidemment, je suis très touchée par son invitation à partager des billets autres que de banque avec mes collègues! Dans la vie il n’y a pas de hasard, mais que des rendez-vous. Le nôtre, c’était dans un Château à la Sarraz. Voisines de « Stand » à UNICREA, j’ai eu tout le loisir de découvrir ses œuvres. Pour lesquelles, j’ai eu un vrai coup de cœur. Particulièrement pour un petit tableau de 8x8 cm, intitulé: « I have a dream » ! Celui ou celle qui aurait ne serait-ce que pensé à l’acheter, c’est simple, je lui aurais fait les restes au milieu de la salle de bal dans laquelle nous officions! Il était mien, je l’ai su au premier regard. Puis, dans un second temps, je suis allée discuter avec l’Artiste, KA et son compagnon Le Grand, puis fumer, puis manger, puis geler, puis bu, puis brailler, puis rigoler, puis acheter son magnifique: « I have a dream » ! En 2020, le tableau a sa place dans mon salon. Mes nouvelles lunettes à 38€, que mon opticienne Polette m’a confectionnées sur le nez, je vous fais mon coming out: « I have a dream »... le plus enfoui au tréfonds de mon petit cœur. Le berceau de mes émotions que j’ai tant de peine à dévoiler. Écrire des histoires, ouvrir la porte de mon imaginaire, livrer ce que je vois de la vie avec mes lunettes Polette. Trop longtemps, j’ai tenté de tourner autour du pot en utilisant d’autres médiums comme le dessin, la photo, la vidéo. Ma manière de ne pas être trop à découvert... j’ai utilisé des filtres. Merci Karin de me donner l’opportunité de faire sans pour une fois! Le petit coup de pouce des étoiles pour me lancer ce soir...



Dans le but d’écrire le plus clairement possible, j’ai mis mes nouvelles lunettes Polette, la coquine a mis un nettoie-lunettes dans un emballage de préservatif avec écrit : «Stay Clean and Safe». D’accord, je ne ferai pas de ratures et ne dévoilerai pas les petits secrets de ma patronne sur la place centrale de son blog! Qu’est-ce qui est écrit sur le petit chiffon? ...si si...c’est la vérité....


Ah j’oubliais! Enchantée, moi c’est Nadia. Je me réjouis de partager mes découvertes avec mes collègues de Télétravail et vous, si ma patronne valide mes futures propositions! A bientôt, Nadia

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