• Karin

Neuf

Après une pause, inévitable comme à toute fin de saison, je reviens à mon journal de bord avec cet épisode 9 mais qui correspond du coup à la semaine onze (ou douze?) après le confinement. Non, semi-confinement. Et la phase 2, voire 3 du dé-semi-confinement. Vous n’y comprenez rien? Moi non plus.

De manière générale, je n’y comprends d’ailleurs plus grand chose et j’avoue, j’ai vaguement renoncé. Lorsque que je lis un article un tant soit peu étayé et plus fouillé que ce qu’on nous sert dans les médias du service public (aux heures de grandes audiences; en dehors je ne peux pas juger car soit je bosse, soit je me tire des flûtes sur mon oreiller de paresse) (service public que je paie, quand même, comme vous. Je tenais à le préciser et bon c’est vrai, j’ai eu un rabais.) D’ailleurs, je viens de recevoir ma facture Serafe, je dois dire que par les temps qui courent et dans certaines situations, voir écrit 355 francs à la place de 365, ça met du baume au coeur, merci Simonetta. Avec ça, on va pouvoir s’acheter plusieurs jeux de jass. Oui, parce que si vous aviez compris comme moi qu’on gagnait l’énOOOrrme somme de 30 francs sur l’année, il faut savoir qu’on paie encore 8 mois sur l’année dernière, plein pot, et 4 mois pris sur 2021 avec cadeau. Mais bon, sans savoir si on vivra encore à ce moment-là, ni s’il existera toujours un service public. Et ensuite, en 2022, c’est toujours prix-garantie? Ou c’est comme les prêts à 0% ça ne dure qu’une année? Entendons-nous bien et pas de politique, je n’ai pas voté contre la redevance, j’ai des potes qui travaillent dans la branche, j’en admire beaucoup de personnes et il est juste que nous payions leur salaire et ce service-là. C’est sur le cadeau du Conseil fédéral que je m’énerve. En gros.


Avec tout ça, j’ai perdu le fil de ma phrase et même du paragraphe entier et j’ai abusé de la parenthèse, mais c’est à force de côtoyer Franssois. Par WhatsApp et billets interposés.

Mais pas que.

Le «pas que», je vous le conterai après. Il faut toujours terminer ce qu’on a commencé. D’ailleurs, j’ai un défi Facebook en souffrance et il serait judicieux que j’y mette bientôt un terme. Je n'en peux plus de ces défis Facebook, et de ces chaînes, et de ces bannières qu’on doit afficher sur sa gueule. Je viens de le lire dans Improbables Librairies: "J'ai été nommé par personne pour poster rien du tout pendant 10 jours en ne nommant personne pour qu'elle n'en fasse rien.".Si on ne veut pas se mettre de nuit, il mieux vaut ne pas trop déraper sur ce sujet-là et revenir à nos états d’âme.

Flash-back. Lorsque je lis un article un tant soit peu étayé et plus fouillé que ce qu’on nous sert dans les médias du service public, je me dis: « Ah tiens, Machin, il a raison.» Ensuite, je lis l’inverse, ailleurs, et je me dis: « Ah oui, Machine, elle a raison. » Et à force d’informations contradictoires, de vomissures d’avis plus ou moins éclairés et de constats relevant du non-sens, je ne sais plus comment je m’appelle.


Mais aller élever des chèvres dans le Larzac, ou en tout cas deux chats dans le Malcantone, j’en reste persuadée maintenant plus qu’à nul autre moment depuis le mois de mars, c’était le bon choix.

Je n’envie vraiment pas mes amis enseignants, à qui j’ai vu que l’on reprochait maintenant d’avoir obtenu 6 semaines de vacances de plus que les kilomètres de couettes de paresse sur lesquelles ces tire-au-cul de privilégiés se vautrent déjà.

La ville, en général, ne me manque pas, ni le Creux-du-Van.

Pas de doute, la vie reprend son cours, l’instinct grégaire est toujours bien vivace, les cons ne sont pas morts, et comme l’on est toujours le con de quelqu’un, moi non plus! Et là, j’arrête tout de suite les féministes, oui, j’ai un vagin et j’aurais dû dire conne, et puis écrire con/ne, ou con-ne, ou en fait je ne sais pas, mais ça me gave, ça, aussi! C’est une injure à la langue française, à mon cerveau et à mon oeil et si je suis très attentive aux disparités femmes-hommes, je trouve qu’il faut arrêter de se ridiculiser avec ces extrêmes qui pourraient nous faire passer pour plus connes que les cons.

Ceci étant placé l’air de rien, et pour continuer dans le même registre, si j’ai bien compris les pauvres sont plus pauvres, les riches sont plus riches et on peut retourner à Barcelone pour 45 francs et quelques litrons de kérosène. Et tout le monde est content. Je suis une naïve indécrottable qui a cru pendant un laps de temps, quelques heures, un souffle, une poussière, un micron dans l’infini que le monde et les gens pouvaient changer. Et devant l’ampleur de ce nouveau désastre qu’en avril encore je ne pouvais entrevoir, je déprime.

Voilà, j’ai eu un passage à vide. Je peux vous le dire. Au cas où vous vous y retrouviez un peu. J’ai bien aimé cette période entre parenthèses. Ces questions que nous nous sommes posés. Ces rêves un peu fous qu’elle a apportés, au-delà du tsunami. J’ai apprécié ce ciel limpide, ce silence, cette nature différente, ces lieux en attente. Je ne suis pas allée bien loin, je n’ai pas dépassé les 11 kilomètres en voiture, pour faire les courses, une fois par semaine. Et je ne me suis pas précipitée plus loin du moment que cela a rouvert. Je ne suis pas allée au MacDo, ni au Brico (Gilles, oui, mais c’est pas pareil). Je ne suis pas allée chez le coiffeur, j’ai continué à faire avec ce que j’avais (Gilles, oui, mais il commençait à me piquer mes chouchous, ça devenait grave). Je n’ai pas connu de frustration hormis celle de trouver parfois les journées trop courtes. Maintenant, je souffre d’une déprime de dé-confinement du non-confinement. Un syndrome du «c’était mieux avant». Un regret déjà nostalgique de cette époque où je me disais: maintenant, tout le monde est dans la merde et pas seulement moi!

J’ai réalisé que je parlais parfois trop argent dans mes textes et dans mes conversations, factures avec centimes compris et je ne voudrais pas passer pour la pingre de service. Ou pour ces personnes qui ne peuvent pas partager un moment sans placer le prix de leurs multiples accessoires et tout ramener au dieu Dollar. Je me suis aussi rendu compte en allant faire les courses avec Cunégonde que j’avais peut-être un peu trop forcé le trait. À l'instant où elle est venue me demander si elle pouvait prendre un paquet de cornettes à 1 francs 15. Pour replacer la chapelle au milieu du hameau et sans vouloir faire geindre dans les chaumières, je précise seulement que créer une petite start-up avec travaux dans un canton suisse qui a de très fortes accointances avec l’Italie, puis tomber avec ma baraka habituelle dans la pire période que l’on puisse connaître pour ce faire, c’est un sacré challenge. Je tente comme je peux de garder la foi et le sourire. Mais mes problèmes existentiels ont muté plus que je ne l’avais imaginé et mes préoccupations aussi.

Il m'est arrivé de regarder l’émission de la RTS « Bye bye la Suisse» qui nous conte l’histoire de compatriotes ayant choisi de changer de vie dans un autre pays et la comparaison m’a de nombreuses fois fait sourire. Depuis la vaste entreprise consistant à se débarrasser avec un minimum de dégâts de tout ce qui est de trop avant la transhumance, jusqu’à l’arrivée en terre inconnue et une installation parfois brutale. Puis cette prise de conscience de la différence inévitable qui existe entre l’idée du projet et les réalités de sa concrétisation. Je ne me trouve pas dans une situation aussi bancale que cette famille que j’ai vue, pas plus tard qu’hier soir, patauger en Afrique du Sud avec un investisseur qui les a lâchés dès que leur avion a quitté le tarmac. De plus, je suis restée en Suisse. Mais je pense qu’on pourrait aussi faire une émission qui s’appellerait Bye bye le canton. J’avoue, je suis toujours autant tessinoise dans le coeur mais je suis arrivée dans un autre monde et je ne me doutais pas, avec mes yeux de vacancière jusqu’ici, que le changement serait aussi brutal au niveau de l’administration et de certaines approches, surtout en ce qui concerne les entreprises du bâtiment. Mieux vaut en rire, en fin de compte, car sinon on ne pourrait qu’en pleurer.

J’ai également beaucoup relativisé au niveau de nos sept sages dans cette période historique où enfin! ça y est! comme la plupart de mes compatriotes peut-être, je peux réciter tous les noms des conseillers fédéraux et en plus sans hésiter. Essayez pour voir. Et là, juste là, au moment où j’effectue également l’exercice pour vérifier, pendant un laps de seconde il m’en manque un, seulement un, qui est, qui est…

Ignazio Cassis.

Oui, je suis d’accord, ils ne se sont finalement pas si mal débrouillés, et puis c’était pas facile, c’était la première fois que ça leur arrivait, un machin pareil, et j’aurais fait quoi à leur place? J’admets, j’en sais trop rien. Mais si je ne suis pas d’accord avec certains trucs, ça ne veut pas dire que je revendique le droit de trouver mieux. Je demande simplement à ce que les gens que l’on a élus, enfin, à distance, ait un minimum de respect pour leurs électeurs. Respect qui n’a pas été tout à fait à la hauteur à mon sens et en ce qui me concerne auprès des Tessinois (ouvertement traités de cobayes puis de rigolos indisciplinés lorsqu’ils ont fini par prendre eux-mêmes des décisions qui ne venaient pas) ni auprès des indépendants. Ni auprès de toutes ces petites mains qui les ont mises à la pâte, et plutôt dix fois qu’une. Pour certains, des remerciements sirupeux devant les caméras et rien d’autre, même pas une oreille attentive, au bout d’un moment je trouve cela insultant.

Mon spleen m’a collé aux flancs quelques jours et résultat de mon encéphalogramme plat je n’ai réussi qu’à customiser un vieux bidet à la manière de Niki de Saint-Phalle. Est-ce que l’image est suffisamment féministe? Si l’on reste dans le mouvement dada et l’absurde, j’ai beaucoup aimé la photographie de policiers kidnappant les buts de foot des quartiers nord de Lausanne. Et comme je l’ai lu en commentaires, on aurait pu aussi envoyer des snippers pour atomiser les ballons. Je vous rappelle que Niki de Saint-Phalle dans ses débuts tirait à la carabine sur des structures en plâtres pour en faire exploser les flacons de peinture enfouis à l’intérieur. Ceci était l’unique moment culturel de ce post.




Au niveau du bidet, j’ai été aidée par Yamamoto qui m’a assistée depuis les traverses de la tonnelle et plus d’une fois j’ai failli recevoir un chat au bidon un peu replet sur le crâne. On ne le dira jamais assez, artiste peintre est un métier dangereux. Je vous présente Chaï, aussi considérée comme la chatone la plus conne de la portée. Parce que Yamamota est une fille.




M’essayer à des créations improbables en piquant des motifs à Niki, ce n’est pas la première fois que la fièvre me prend. Il y a quelques années, j’ai cassé plusieurs bols de ma vaisselle en les utilisant comme moule pour réaliser les seins d’une toile relativement grande. On peut encore dire qu’une femme a des seins, ou plus? 🤔 Un été passé en vacances ici, j’ai bricolé une nana en papier et en plâtre que j’ai ramenée à Moudon sur le siège passager de ma voiture, attachée avec la ceinture de sécurité. On plaisante pas avec ça. Mes filles, dans leurs réhausseurs à l’arrière, me demandaient fréquemment des nouvelles de la dame. Rechercher les photos de cette époque n’ont pas manqué d’ajouter à ma mélancolie, d’autant plus que je viens de remarquer dans cette tronche qui me fait face que j’ai une nouvelle ride dans le pli de la bouche; elle me donne un air de vieille pie amère que je me défends pourtant de devenir.




Basta così. Il est temps de faire un peu plus de onze kilomètres, et même 350 (t’as vu, hein, t’as vu? Heureusement qu’on n’est pas en France!) le temps d’une petite visite au CHUV pour Gilles et de quelques embrassades mais avec modération. Revoir mes filles, mes parents, quelques amis et le lac Léman.

Nous avons pris le Gothard, pas le choix, même si je déteste cette route. D’habitude, on passe par l’Italie, on longe une partie du lac Majeur, on met la voiture sur le bac, on scrute les îles Borromées, on fait des lacets dans le Simplon et on termine en beauté par une entrée magistrale dans le Lavaux. Ou alors, variante de juin à octobre, on serpente dans le col du Nufenen et on s’extasie devant la majesté des sommets alentours, la beauté de la vallée de Conches avec ses mazots, ses chapelles et ses géraniums. Une parfaite carte postale suisse mais si jolie, quand même. Ben ouais. Quand je passe par là, j’aurais presque envie de m’acheter des bretelles avec des motifs d’edelweiss et une boîte à meuh.

Mais non, on a dû se farcir le Gothard! Avec son tunnel, bien sûr. Et la chance de n’avoir aucun bouchon en sus. Dix-huit kilomètres sous terre par 35 degrés, on s’avale les fragrances de trains routiers innombrables mais il paraît qu’il peut y avoir pire à s’inoculer par les temps qui courent. Passer par le Gothard, ça veut dire de l’autoroute tout le long, entrecoupée de chantiers, sans cesse, dont certains semblent s’éterniser depuis des années. Dont d’autres sont fantômes car il n’est pas rare de rouler sur une seule voie et plusieurs kilomètres, l’autre étant obstruée par des cônes et puis c’est tout. Comme s’ils s’étaient dit: «Tiens, ici ça circule trop bien, on va inventer un truc. Le temps qu’on trouve, on va fermer une piste et puis après, on verra. Aussi lentement que nécessaire. 🤢»

Hormis une vague échappée sur le lac des Quatre Cantons, le paysage est morne, déprimant. Des banlieues, des usines, des centres commerciaux. Et cette phrase en allemand sur les panneaux lumineux:

«STOP CORONA! »


Ben tiens, qu’est-ce qu’y se passe encore? On doit faire demi-tour, on n’a plus le droit?

«Gardez vos distances sur la route aussi.»

Trop tard, on est déjà rentré dans le cul de la Merco qui squattait la piste de gauche depuis la sortie de Lucerne et qui a pilé sur les freins pour pouvoir mieux lire.

Mais non, c’est un scherzo, on n’a eu aucun accident. On n’est même pas tombé en panne. On n’a même pas dû remettre de l’huile. On a même pu rentrer, après.

⌗jerouleenDacia

Donc, passé Niederbipp, le syndrome du coronagraben me rattrape, pardon d’avance Paul, Ruth, Daniel, Carol, Verena et Stefan Eicher, je vous aime, je ne peux m’empêcher de penser que quelques Grillons et moi, on n’habite pas dans le même pays. Quel sens de l’humour! Ouaw! Pourtant, arrivée chez les Welches, je constate que la phrase se décline en français sur leurs panneaux lumineux. Je ne suis pas sûre que la sauce ait bien pris du côté de Mendrisio. Donc, il y a un mec qu’on a payé au niveau fédéral pour nous pondre ça? Ils auraient mieux fait de me demander, j’aurais ici je pense trouvé mieux. Mais comme je fatigue un peu et que je suis loin d’avoir fini, je vais me reposer sur mes rédacteurs adjoints. Il serait temps qu’ils se bougent les miches ces feignasses, surtout un.


Production de Franssois



STOP CORONA ! Lavez-vous les mains sur la route aussi.

STOP CORONA ! Ne vous embrassez pas sur la route aussi.

STOP CORONA ! Faites les gestes barrières s’il y a une barrière sur la route aussi.

STOP CORONA ! Pas plus de 30 sur la route aussi.



Quant à Arman, j’en étais sûre, il dort. Cette nuit, à minuit trente-huit, sa soirée commençait et il s’est foutu de moi quand j’ai dit que j’allais me coucher.

Près du port de Pully, j’ai bu un café avec Philippe, mon fidèle ami expert en tous les trucs qui rampent, qui ont des poils, des ailes, des queues et des toupets érectiles. Il m’a même offert un t-shirt, mais non, j’ose pas dire ce qui est écrit dessus. Une prochaine fois, peut-être.

Ce bref mais court séjour s’est conclu sur un crépuscule depuis la terrasse de mes amis Franssois et Laurence car sans en révéler plus, mon rédacteur de blog phare a l’outrecuidance de vivre les pieds dans le Léman et c’est pas triste, même si depuis où il se trouve il ne voit juste pas la lune qui glisse là-bas entre les Tours d’Aï.




Comme Arman se trouvait là par hasard, notre visite s’est muée en réunion de blog, avec Lolo, Cunégonde et Gilles pour faire passer les chips. Mais contrairement aux profs, on a réussi à parler d’autre chose que de boulot. D’ailleurs, Arman, pour l’instant, il fait pas beaucoup plus que de demander qu’on lui file le guacamole. Question rédaction, on attend toujours. Ça m’a tout de même fait très plaisir de le revoir; il a des trucs qui ont poussé, aussi. Ses cheveux, sa barbe, ses lys sur son balcon. Il nous a fait une superbe démonstration de paddle depuis le ponton, notez que j’ai pas bien compris si elle nous était vraiment destinée ou s’il essayait plutôt de briller devant une paddleuse bien roulée qui s’approchait du rivage. Le temps qu’il démêle les amarres, la nymphe avait pris le large mais il nous a prouvé que lui aussi, comme Franssois, pouvait se baigner de son plein gré dans une eau à 14°C.





Paddleman

La classe, le Roi Lion, hein? Le lac était strié par la bise et frémissait en vaguelettes. Un calme! Et une eau limpide! Je peux compter les cailloux du haut de ma balustrade. Je n’ai jamais vu le Léman aussi transparent. Il y a sûrement un mauvais coup derrière tout ça. Trop de désinfectants partis dans les nappes phréatiques? Qui ont rincé les galets et aseptisé le plancton?




Quelques voiliers au loin, quelques kitesurf, un pédalo. Un pédalo? L’endroit de location le plus proche est à 9 kilomètres. Cunégonde énonce:

- Ils l’ont piqué.

S’éloignant de notre terrasse où nous nous bidonnons comme des hélices, les deux pédaleurs s’enfuient au large et sortent une canne à pêche. Puis, ils ont disparu en direction de la côte française. J’ai pas lu le 20 Minutes le lendemain.

On s’est quittés à côté de mon véhicule en voie de disparition en s’extasiant qu’il ait pu nous amener jusqu’ici. On s’est sentis un peu bêtes de ne pouvoir se faire des bécots et on s’est dit au revoir en agitant les bras même si je sais qu’il y en a qui ont triché, mais je dirai pas qui.

Nous sommes rentrés, par le Gothard et c’est complètement sobres que nous avons franchi les Alpes, juste après avoir dépassé l’éléphant.



De retour sous la tonnelle, je confirme, tout est sous contrôle, les lys de Gilles ont aussi poussé, je me suis fait engueuler par mon Chouchaï mais ça n’a pas duré, maintenant elle me suit partout et se prend pour un lémurien.

Et surprise, il a suffi que l’on parte pour que les travaux commencent (ouaw!) et avancent (re-ouaw!) Un truc de ouf. J’étais vachement contente jusqu’à ce que l’un de nos voisins nous confirme que c’était joli mais que la forme des ouvertures, il ne les aurait pas faites comme ça. Ah, bah, pourquoi? Parce que ça fait une couronne (corona).

Voilà.




Nous avons embarqué Cunégonde dans nos bagages, en attendant d’être plus, si on peut, et notre petite vie a repris son cours. Une deuxième réunion de blog est prévue sous la tonnelle à fin juin et l’on se réjouit comme des gamins. On existe, on avance et souvent il fait beau.


Des bises.

A propos de bise, on s’est pelé le jonc, que je n’ai pas, au bord du Léman. Et depuis que nous sommes de retour dans le Sud, ça s’est dégradé, il fait à peine 22°C. Mais à Lausanne, Sébastien confirme, depuis qu’on a mis les bouts, ça va beaucoup mieux. Merci à lui également de m’avoir trouvé Stefan Eicher, je séchais complètement sur ce coup-là.

Essayez vous-même: citez un Suisse allemand célèbre. Et évitez Roger.

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