• Karin

Des boulons



Bien qu’aimant écrire, lire, et de là amoureuse des mots, je n’ai pourtant jamais aimé chercher des titres pour mes toiles.

Tout comme j’apprécie peu lorsqu’on me demande de les expliquer. En général, d’ailleurs, il n’y a rien à expliquer. C’est seulement l’envie ou l’idée d’un moment.

Un jour, un gentil visiteur a voulu savoir pourquoi j’avais mis des rondelles sur un tableau. Et avant que j’aie pu inventer une histoire, il avait déjà trouvé que c’était une expression de mon incommensurable impuissance face à l’évolution urbanistique. Pas difficile, comme fille, j’ai aussitôt acquiescé. Je ne voulais pas le décevoir en lui précisant qu’un dimanche pluvieux de novembre, je m’étais dit : Tiens, et si je collais de la pâte à modeler dans des rondelles et que je les alignais sur une toile ?

Sans plus.

Un autre dimanche de mauvais temps, j’ai eu l’idée de faire émerger quinze nouvelles de mes fonds de tiroirs et de trouver des correspondances avec quelques-uns de mes tableaux. En fin de compte, et même s’il a cessé de pleuvoir, j’ai trouvé l’exercice agréable.


A suivre...

#écriture #nouvelle #art

10 vues