• Karin

Service après-vente



Mon médecin m’a conseillé d’arrêter de fumer. Ou de passer à un équivalent moins nocif, développé par une industrie du tabac soucieuse de préserver ses bénéfices, tout en donnant bonne conscience aux fumeurs et en leur permettant de continuer à téter sur un embout quelconque.

J’ai opté pour la deuxième proposition et fait l’acquisition d’un objet abscons dont le nouveau chargeur viendra parfaire ma collection d’une douzaine de câbles de ce style.

Manque de bol, le bidule ne fonctionne pas. Mais avant de pouvoir poursuivre dans des démarches avec le service après-vente, il faut réussir à s’inscrire sur une plateforme qui me tutoie d’entrée comme mon ami Ikea, même si à priori nous n’avons pas gardé les vaches ensemble au fin fond du Grand Canyon.

On ne dira jamais assez comme il est épuisant de passer des matinées au téléphone avec certaines entreprises. La conversation relève du dialogue de sourds, surtout lorsqu’on se retrouve avec un interlocuteur de langue maternelle italienne qui n’y peut rien, le pauvre, si on lui a fait apprendre des termes techniques à l’aide du traducteur Google.

Tomber par hasard, dans ce contexte, sur un extrait d’anthologie du Coeur a ses raisons, série québécoise complètement barrée, fut un grand moment de franche rigolade.


#jerâle #bazar

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