• Karin

J'essaime



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Je ne peux pas avoir une catégorie "Les réseaux sociaux et moi" - souvent liée à la catégorie "Je râle", d'ailleurs - et me limiter à mon utilisation parcimonieuse de Facebook.

Escribouillages s'essaie donc à la version Instagram. Fort heureusement, j'ai un coach privé à la maison en la personne d'une adolescente de 14 ans et des poussières. On m'aide avec une patience mesurée et je tente de comprendre les méandres de la chose.

- Ne mets pas trop de photos en noir et blanc. Ça ne sort pas, c'est pas beau.

- Et mes gribouillages, alors ?

- Eh bien, alterne. Couleur, couleur, couleur, couleur. Paf, noir et blanc.

- Et l'unité dans tous ça ? La cohérence ?

D'après l'expression affichée par mon coach, cela ne semble pas être une préoccupation de masse.

- Arf ! Ah, ah, ah !

Le rire exagéré ne se traduit pas sur un clavier.

- ... ?

- Tu as six abonnés.

La donzelle en a quelques 300 avec un compte privé. Moment de solitude. L'adulte quarantenaire est un grand adolescent incompris.

- Ne publie pas trop de photos à la fois, tu vas saouler tout le monde.

- Il faut bien que je prépare mon fond de commerce, quand même.

- Tu dois en poster une ou deux par jour. Pas plus.

Mince ! Lesquelles ? Qu'est-ce qui marche ? Les chats, les selfies, la bouffe. Tout ce qui me passionne. Voilà que j'ai trouvé la photo idéale. Il ne me reste plus qu'à la hastaguer. J'ai lu que trop de hastgag tue le hastag. Encore faut-il savoir choisir les bons. Si je mets #foodporn, #bébémignon et #followme sur mon image de campagne broyarde, peut-être que ça va fonctionner.


Et me voici en un coup de cuillère à pot transformée en geek associal, surveillant sur mon smatphone le nombre de "j'aime" que j'ai bien pu obtenir. Aïe, rien. Putain de connexion !

Autre approche : Pinterest. Tout à coup, cela me correspond mieux. Ce n'est pas compliqué, il suffit de faire des listes. Tout le monde fait des listes. La liste est même une forme d'art littéraire ainsi qu'une technique pour trouver la paix intérieure. Croyez-en mon expérience. Le linge sale peut bien s'accumuler, de savants tas s'empilent sur les meubles de la cuisine, la poussière s'accroche insidieusement mais je m'en fous. Car sur mon profil Pinterest, j'ai tout bien rangé par thèmes et par couleurs. J'ai compartimenté mes délires du moment et j'ai l'esprit tellement libre que même le Dalaï Lama serait fier de moi.

Ce truc-là reste principalement une plate-forme de nanas au profil relativement typé. De celles qui font du macramé, habillent des enfants qui n'existent pas et décorent des maisons qu'elles ne pourront jamais se payer. J'ai lu quelque part que le réseau regroupait un grand pourcentage de rêveuses qui y planifiaient leur mariage et une infime partie d'hommes qui s'y étaient perdus.

Pinterest est chronophage car il est infini. Une idée en amène une autre. Cela nous pousse à l'addiction. A piner toute la journée. Eh oui, ce réseau social offre également la possibilité de faire de chouettes jeux de mots.


C'est pourquoi, et ceci à partir d'aujourd'hui, chers lecteurs, vous trouverez un lien sur les réseaux sociaux investis par Escribouillages. Le bouton Facebook, quant à lui, s'ouvre sur la page d'une artiste peintre sérieuse (à l'inverse de moi) et totalement inconnue (comme moi).

Twitter ? Ah non, par pitié, je m'octroie une pause. D'autant plus que je n'ai pas encore trouvé le raccourci clavier pour faire les dièses et qu'à chaque fois, je dois aller dans Édition ⇰ Caractères spéciaux. C'est épuisant.

#FinEnQueueDePoisson

#lesréseauxsociauxetmoi